Cette cartographie interactive est, à l’instar de celle sur le trafic aérien de la semaine dernière, construite grâce à la très prometteuse plateforme Blueshift.

Comment représenter le commerce mondial de manière simple et pédagogique ? Le développeur – cartographe Max Galka y répond de fort belle manière avec cette cartographie 3D au graphisme particulièrement réussi. Les flux d’échange de marchandises entre les pays, un concept particulièrement abstrait, se transforme ici en un ballet poétique de petits globules colorés.

La vidéo ci-dessus vous donnera un aperçu du travail mais vous devriez surtout faire un tour sur la version interactive de la carte qui se trouve ici : Blueshift

Vous y verrez que chaque couleur est dédiée à un type de marchandise, que l’on peut zoomer sur les parties du monde voulues et même cliquer sur les pays pour en isoler leurs échanges.
En s’amusant un peu avec ce beau globe interactif certains éléments ressortent de manière frappante :

  • Lorsque l’on regarde la planète dans son ensemble, les mouvements de points lumineux (et donc les flux marchands) sont logiquement concentrés sur les pôles économiques américain, européen et asiatique (Chine/Corée du Sud/Japon).
  • A contrario on peut observer de vastes zones sombres dépourvues de trafic; c’est le cas de la majeure partie de l’Afrique. Si vous désirez un exemple encore plus frappant de cette dichotomie vous pouvez cliquer sur la Corée du Nord ; vous n’apercevrez alors qu’un malheureux point vert se dirigeant mollement vers la Chine. En revanche, si vous cliquez sur son plus proche ennemi, la Corée du Sud, vous verrez apparaître une myriade de couleur! La mondialisation économique de ce petit pays est alors manifeste et clairement associée à ses grands voisins asiatiques que sont la Chine et le Japon. Ce contraste énorme se vérifie dans les chiffres puisque que la Corée du Nord exporte 2,8 milliards de dollars par an* alors que les échanges annuels de la Corée du Sud s’élèvent à quelques 537 milliards de dollars*…
  • Cette cartographie nous montre également que certains pays possèdent des économies extrêmement dépendantes de leur voisin. C’est par exemple le cas du Canada et du Mexique dont les échanges commerciaux sont au trois quarts assujettis à leur puissant voisin américain. A l’inverse, un clic sur Cuba illustre bien l’extrême autonomie économique de ce pays (bien entendu contrainte par l’embargo qui dura jusqu’en 2016).

 

* : d’après « the observatory of economic complexity »

Sources : www.visualcapitalist.com, www.marketwatch.com, blueshift.io, atlas.media.mit.edu/frwww.kwm.com

Guillaume Sciaux – Cartographe indépendant.

Publié par Guillaume Sciaux

Cartographe géomaticien professionnel et indépendant. Né géographe et stéphanois. Voir plus d’articles

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