On reste dans la même thématique astronomique qu’à la fin du mois dernier avec une image, quasiment une carte, qu’on peut trouver (et acheter) sur le site XKCD. Celle-ci représente une vue artistique des exoplanètes récemment découvertes dans le voisinage de notre bonne vieille Terre. En effet, suite aux dernières avancées dans la chasse aux planètes, il apparaît que les planètes potentiellement habitables et de la taille de la Terre seraient plutôt communes.

Les planètes potentiellement habitables en 2012:

Plantes potentiellement habitables

Voici un petit résumé des dernières découvertes de la NASA (en 2013):

Un système solaire sur cinq abrite une planète potentiellement habitable

Environ une étoile sur cinq de type solaire observée par le satellite Kepler possède une planète de la taille de la Terre et située dans la célèbre zone d’habitabilité, où l’eau liquide et potentiellement la vie pourraient exister.  Si cette observation s’applique également à n’importe quel système solaire dans la galaxie alors la planète habitable la plus proche pourrait être à « seulement » 12 années lumière de nous.

Les résultats, détaillés dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) et dans une vidéo décrivant la fréquence des planètes « sœurs » de la notre, nous apprennent la découverte de centaines de nouvelles exoplanètes, dont un certain nombre se trouve dans cette zone d’habitabilité.

Pour trouver ces planètes, les chercheurs de la NASA ont utilisé les mesures de Kepler sur la luminosité stellaire pour rechercher des signes de gradation (ou transit) lorsque des planètes passent devant leur étoile hôte (la luminosité perçue de celle-ci baisse alors de manière infime).

 

Un recensement des planètes

Pour passer au crible l’ensemble de données gigantesque de Kepler (environ 150 000 étoiles) les scientifiques ont développé un logiciel spécifique pour, dans un premier temps, faire le tri: seulement 42 000 étoiles avaient une luminosité assez stable pour être analysée. Autour de celles-ci, 603 planètes « candidates » ont été découvertes, dont 10 sont de la taille de la Terre (de une à deux fois sa taille) et situées dans le zone d’habitabilité.

Mais comme dans tout bon sondage il est important de prendre en compte les erreurs dues à la méthode d’enquête et d’y apporter une réponse statistique. Ainsi, après correction de ces biais (par exemple: ne sont pas prises en compte les planètes n’évoluant pas sur le même plan de vue que leur étoile hôte, ou encore celles qui n’occultent qu’une trop petite quantité de lumière pour être détectées). Après ajustements on arrive au chiffre suivant: environ 22% des étoiles de type solaire possèdent des « simili-terres », potentiellement habitables.

Des chances de trouver de la vie?

Les chercheurs ont également été prompts à souligner le fait que ces planètes, bien qu’elles soient de la taille de la Terre et situées dans la zone habitable, ne signifie pas pour autant que la vie est y présente. Elles pourraient en effet posséder des atmosphères trop chaudes, ou pas d’atmosphère du tout… Par exemple, la planète Kepler-78b découverte depuis peu est un monde rocheux d’à peu près la même taille et la même densité que la Terre, mais elle est trop proche de son soleil: les températures à sa surface sont de l’ordre de 2027 degrés Celsius…

Le satellite Kepler a malheureusement subie une avarie importante en mai 2013 et sa carrière de chasseur d’exoplanète et terminée après 5 ans d’intenses découvertes. Son nom (et celui de l’astronome Johannes Kepler) restera néanmoins associé à jamais à celui des planètes qu’il a permis de trouver. Son remplaçant permettra peut-être de donner un visage à ces centaines de planètes de bout de la galaxie…

NB: si vous souhaitez donner un coup de main à la recherche de nos petits cousins verts vous pouvez adhérer au programme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) qui est un programme scientifique de radioastronomie, dédié à la recherche dans l’univers d’une intelligence extraterrestre. Ce programme s’appuie sur SETI@home (aujourd’hui remplacé par BOINC), un projet exploitant la puissance inutilisée de millions d’ordinateurs connectés via Internet dans le monde, pour traiter les données des radiotélescopes prenant part au programme de recherche.

Source: www.space.com

Publié par Guillaume Sciaux

Cartographe géomaticien professionnel et indépendant. Né géographe et stéphanois. Voir plus d’articles

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