Cette cartographie du trafic aérien mondial, construite grâce aux données modélisées de World Pop, vous révèle les flux de passagers sur une période d’un an. Pour l’année 2010 ici présentée, c’est environ 30 millions de vols commerciaux qui ont transporté quelques 2,8 milliards de passagers… La croissance dans le domaine est extrêmement forte puisqu’en 2016 la fréquentation s’est établie à 3,7 milliards de personnes!

Sur cette belle carte animée, chacune des 1, 4 millions de particules en mouvement représente 2000 passagers. Les aéroports sont symbolisés par des halos violet dont la taille correspond à leur fréquentation. Vous pouvez faire tourner le globe avec la souris, zoomer en cliquant sur le + et le -, ou encore cliquer sur le pays de votre choix pour afficher uniquement le trafic aérien entrant et sortant qui le concerne.

Cette carte a été construite avec Blueshift, une nouvelle plateforme de design et publication de cartes en ligne qui est encore en développement. Vous pouvez la visualiser en pleine page en vous rendant à cette adresse. L’animation devrait être fluide si vous avez acheté votre ordinateur au 21ème siècle. Si ce n’est pas le cas vous pouvez également consulter la version à 140 000 particules (qui est moins lourde) ici.

Dans la même veine, voici une autre carte du trafic aérien mondial, mais qui affiche les flux sur 24h et avec un effet jour/nuit assez réussi. Elle est l’œuvre de Karl Rege de l’école des sciences appliquées de Zurich. Le propos et les résultats sont très similaires puisque les deux cartographies montrent finalement que le trafic mondial est concentré aux Etats-Unis et en Europe, avec quelques zones de densité en Asie.

Vous pouvez également visualiser cette animation en meilleure qualité sur Youtube ici.

En y regardant d’un petit peu plus prêt (en zoomant sur la partie asiatique du globe) on se rend compte que l’impression première est trompeuse et que les flux sont beaucoup plus lumineux dans cette partie du monde. Cette intensité s’explique par une beaucoup plus grande quantité de particules dans cette région du monde mais qui s’effectue sur des portions de territoires plus restreintes (comparativement à l’étalement uniforme des aéroports en Europe et aux États-Unis). La comparaison ci-dessous entre les États-Unis (à gauche) et la zone Chine/Japon (à droite) est à ce titre assez parlante. Les liaisons sont beaucoup plus épaisses à droite qu’à gauche :

Les itinéraires les plus fréquentés au monde ne sont donc pas aux État-Unis (ou en Europe). En fait il n’y a même aucun itinéraire avec pour origine ou destination un aéroport américain qui se trouve dans les 100 premiers. L’itinéraire américain le plus emprunté (entre Denver International et Hartsfield-Jackson Atlanta International) est 101ème. La ligne européenne la plus utilisée (entre New York JFK et London Heathrow) se classe quant à elle 224ème…

Voici à quoi ressemble le top 10 (selon Wikipédia):

J’aime beaucoup ces cartes de flux aériens. Outre le fait qu’elles nous offrent une perspective intéressante sur notre connexion au monde, nos habitudes de consommation de voyages et de nomadisme, elles sont toujours adaptées à une représentation cartographique extrêmement esthétique. En voici un nouvel exemple en guise de conclusion, centré sur les flux aériens européens et notamment Anglais:

Source : metrocosm.com, www.nats.aero, blog.kaspersky.com

Guillaume Sciaux – Cartographe indépendant.

Publié par Guillaume Sciaux

Cartographe géomaticien professionnel et indépendant. Né géographe et stéphanois. Voir plus d’articles

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